Productivité et créativité : un shaker controversé

Alors que l’offre a considérablement dépassé la demande dans de nombreux secteurs, l’art est à l’innovation.

Jouons la carte de la différence pour sortir de cet amas d’appel à la consommation, aux messages de plus en plus similaires : essayez quelque chose de nouveau, pensez différemment, sortez de votre routine, explorez de nouveaux horizons. Merci, Oh Chère Publicité, mais je n’avais pas besoin de toi, enfait.

Alors qu’en étant différent, nous avons possibilité de faire le buzz sur YouTube et dépasser le million de vues pour être rentable ; être disruptif est de plus en plus demandé, étant vu comme la clef de séduction du consommateur. Soyez drôles, percutants, différents… Pour être finalement tous pareils, mais dans d’autres langues.

“J’ai déjà vu ça quelque part, ce n’est pas bon” – pourtant Steve Jobs le dit lui même : innover peut être copier, mais en mieux –

L’entreprise nous demande d’être créatif, mais nous laisse-t-elle seulement le temps de l’être ?

_Sois créatif ! Maintenant !
_Toi même

L’entreprise est contradictoire. Elle nous demande d’être provocateur d’idées dans un cadre de contraintes: en effet, dans le meilleur des cas, si l’idée est bonne, elle finit par être chiffrée ou copiée. Parfois même, Elle est revue parce qu’elle coûte trop cher ; le projet final ne sera donc plus qu’une idée de braderie, trouvée sur le stand à côté des piercing au nombril et frippes de 1912.

“Produis s’il te plait, plus vite, et pas trop cher”

Je rêve d’un modèle de liberté d’imagination dans toutes les entreprises, je rêve de dégager du temps ; du temps dédié à la pensée. Je rêve de remplacer 50% de reportings et powerpoints par du temps d’innovation et de débat sur les sujets de société. Je rêve de remplacer les “bullshits missions” par des missions qui oeuvrent au développement de personnes, de pays, d’entre-aide mais pas pour l’image, parce qu’on pourrait utiliser du temps gâché pour faire des actions utiles.

Pourquoi devient-on de plus en plus polyvalent, mais de plus en plus égoïste ? Pourquoi ne se bat-on pas pour 1 million d’€ supplémentaires accordés à des œuvres de développement ? Qui écrit les règles ?

Quand je regarde toutes ces personnes en suractivité ; source d’émotions négatives… sollicitées jour et nuit, parfois le week-end ; je me dis Maurice, qu’on dépasse les bornes. Un homme usé n’est plus spontané, un homme usé ne cherche plus à être différent, il est fatigué, fatigué d’écrire une histoire qui finalement ne lui rapportera rien car rien ne lui appartient. Et pourtant, que ce serait-il passé si toute cette energie avait pu créer ?

Ce modèle ne peut perdurer avec une génération hédoniste, ayant pour seul objectif de croquer la vie et profiter pleinement d’une multitude d’expériences et qui n’a plus peur du changement. Il faut réussir à nous accrocher, avec des valeurs fortes n’allant pas uniquement vers le résultat et l’argent. Ambition ou pas ambition, il faut changer le modèle.

Nous ne pouvons pas imposer la créativité ; elle est animale, surgit et s’efface aussi vite. C’est une qualité précieuse qui s’entretient et se créer un potentiel des le premier âge.

Je rêve de retourner à l’école maternelle et réécrire toute l’histoire avec ma pensée d’enfant.

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