La créativité n’est elle pas encore plus belle lorsqu’elle n’est pas préparée ?

La créativité est une notion que l’on emploie aujourd’hui à la sauce béarnaise, potatoes, ketchup, mayo.

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Nous pourrions d’abord la définir d’abstraite, mais comme le cite une de ses définitions : elle est “la capacité à trouver une solution originale à un problème donné.” La créativité pourrait donc se matérialiser en un objet solide, aboutissement de l’imagination.

Nous avons différent types de créations qui répondent finalement à cette question de préparation et anticipation.

La créativité, dans le business ou encore en mathématiques est plutôt axée sur l’idée de solution, en réponse à une problématique donnée. Dans ce cas, elle nécessite une approche pragmatique pour être utile, indémontable, vérifiée.
Nous la trouverons réussie que si sa préparation a été testée et approuvée. Par exemple, la créativité en architecture se matérialise par une série de dessins géométriques et formules mathématiques pour finalement donner naissance à une création, qui n’aurait pas pu être aussi belle si elle n’avait pas été soigneusement élaborée. Lorsqu’il s’agit d’être créatifs en groupe, par exemple lors de la création d’entreprise, lors d’examens en commun… les échanges doivent être faits au préalable afin que cette créativité sociale puisse porter ses fruits.
La créativité dans le business, comme nous en parlions dans l’article précédent  se prépare tout autant puisqu’elle se budgétise et doit aussi se rentabiliser. CQFD.

Nous pourrions être de plus en plus conditionnés à ce type de créativité, puisqu’elle est à présent une demande quotidienne : besoin de créativité dans l’entreprise, dans la technologie, dans la recherche et le développement, mais n’oublions pas que la créativité intervient aussi dans d’autres domaines tels les relations humaines, les loisirs, l’art…

Dans cette deuxième interprétation de la créativité, nous nous retrouvons dans des domaines où la préparation n’est pas mathématique. Nous nous baserons plutôt sur la définition de la créativité suivante : “la capacité et le pouvoir qu’a un individu de créer, c’est à dire d’imaginer et réaliser quelque chose de nouveau”.

L’imagination est belle quand elle est spontanée. Les idées peuvent alors surprendre, arriver quand nous ne nous y attendons pas tout comme elle peut devenir un cheveu sur la soupe si la personne en face n’a pas la même ouverture d’esprit ou le même langage.

La créativité peut faire partie d’une personnalité à part entière, elle viendrait alors compléter un monde trop peuplé d’hémisphères gauches, pour équilibrer le tableau avec de l’émotion, de l’invention.

La créativité non préparée pourrait se résumer à un mélange d’imagination et d’improvisation ; ce qui donne tout le goût à sa définition. Par exemple, au théâtre d’improvisation, nous venons voir jouer les comédiens pour être surpris de leur spontanéité et de leur créativité – non préparée. Assister à une pièce improvisée préparée laisserait un goût maussade au spectateur.

La créativité est aussi un gage d’attachement ; nous souhaitons rendre le quotidien d’un ami, d’un amour ou d’un amant surprenant, pour lui provoquer des émotions positives, afin de percuter son quotidien. Cette créativité est belle lorsqu’elle n’est pas “préparée” puisqu’on peut alors surprendre l’autre à tout moment, tout en se surprenant soi même, au gré des émotions : “Je veux être créative avec toi” serait presque une déclaration d’émotions, voire excitant car interprété comme l’annonce d’un projet.

Nous pouvons cependant imaginer qu’après quelques années de pratique, elle puisse s’essouffler et nous devons davantage réfléchir au renouvellement d’idées : le cadeau que j’offre à maman pour noël, le poème pour la fête des pères, le menu de ce soir ….

La créativité est spontanée et belle dans les moments naissants : l’idée de base, l’envie de surprendre, la spontanéité. Cependant, à la suite de l’état naissant qui est la partie la plus excitante à la fois d’un projet ou de la découverte de l’autre ; la spontanéité s’essouffle puisque plus on en sait, moins on improvise. Le caméléon cherche à s’adapter à l’autre, cela peut se traduire par le manque d’idées après avoir occupé 10 ans un même job mais aussi l’interprétation des réactions de l’autre pour anticiper des discours, des propositions…

Comme la culture du renouveau est devenu une hantise, elle dure éternellement. On veut sans cesse innover, surprendre au risque de s’ennuyer si nous n’y parvenons pas. Mais il y a ce moment, où l’on force le renouveau et la créativité n’est alors plus spontanée.

Pour moi la créativité est donc belle quand elle n’est pas préparée car elle caractérise encore un état naissant et une liberté de pensée [ Oui, j’ai dit de pensée et non de penser, Florent Pagny]

Ce passage d’état naissant reste malheureusement éphémère puisque la créativité devient par la suite remodelée, adaptée et améliorée… A l’autre, à notre cadre, à nos apprentissages ….

La créativité d’un enfant est belle. La créativité d’un commencement est belle.
La créativité dénuée de préparation est provocatrice de plus d’émotions…

Improvisons et multiplions les débuts.

 

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