Descente et Redescente

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Palpitations. Top départ.
L’adrénaline fait des aller-retours entre ma tête, mon ventre et mes jambes, qui activent leur mécanique avec excitation. Mon cœur double en pulsations provoquant une accélération d’inspirations et d’expirations. Il faut que je les suive, leur rythme m’entraîne… Je ne veux rien lâcher aujourd’hui, c’est maintenant que ça commence.

C’est ma première fois dans ce type d’environnement ; je ne sais finalement même pas si j’aime ça !

Les choses sérieuses ne tardent pas à arriver. Mes mollets se crispent, mes cuisses se mettent au tempo, jusqu’à des petites sensations de brûlures. Ça me rappelle les vacances sur les volcans. Je ne vois pas le bout, ni le ciel, je sais juste que je dois me concentrer pour monter, et réguler ma respiration avec le chant des oiseaux. C’est bon comme sensation ; l’impression d’être à bout de souffle jusqu’à ce qu’on réalise que finalement nous n’avons mal nul part et qu’il nous reste un grand stock d’énergie à dépenser.

Cette discussion avec moi même persiste, jusqu’à la vue d’une belle étendue bleue turquoise qui rafraîchit mon paysage et mon esprit. 1 300m. La souffrance est terminée. Le sentiment de bonheur qui me parcourt recharge toutes mes batteries. Au vert !

J’apprécie grimper, mais j’aime descendre. J’ai l’impression de m’envoler, d’être invincible sur un sol que je connais, lié à des souvenirs de randonnées d’enfance et paysages familiers. Je me laisse porter. Mes jambes et mon souffle se décrispent comme libérés et se cherchent pour atteindre leurs limites. Je saute, je vole, je souris. Quel bonheur, quelle adrénaline, quelles sensations. Je vous rattrape, mais pas l’inverse. Plus je vous dépasse, plus je me nourris. Puis, l’état de liberté est rééquilibré par un muscle de chaque cuisse qui me rappelle que c’est ma première fois. Si ça avait duré plus longtemps, je ne suis pas sure que je serai restée dans cet état si éveillé, mais il ne reste que 2 kms alors on donne tout.

Puis, tout redevient plat. Je sens alors chacune des parties de mon corps cogner contre les autres. J’utilise la réserve pour arriver au bout, les applaudissements et encouragements sont ma dernière barre énergétique jusqu’au tapis rouge de l’arrivée.

Effort intense. État jouissif. Dopamine au maximum.

La vraie descente n’est finalement pas pendant, elle arrive après. Après tant d’unités de bonheur et d’extase produites, je me sens vide et triste. Ma seule envie est d’y repenser, d’en parler, de remettre la partie. Recommencer. Et plus fort. See you soon.

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