“On naît” des icebergs et des étoiles

Être détestable.

Je vois en toi l’impulsivité qui t’anime, tel un démon qui te bouffe de l’intérieur.
L’envie d’affection qui traverse ton regard est tellement profonde qu’elle en est noire, pourrie par le temps et la frustration.
L’iceberg du positif est visible ; mais la partie invisible est deux fois proportionnellement négative. C’est un putain de piège que j’ai vu venir.
Tes cheveux longs et mal coiffés te donnent une allure de chienne.
Je suis d’une énergie violente, comparable à celle d’une bête sauvage enfermée trop longtemps. Je veux crier que je te hais, te frapper.
Tu es méchante, envieuse, capricieuse, diffuseuse de poison verbal.  A force de poison, tu vas t’intoxiquer toute seule.
J’ai envie de te bouffer pour me défendre, de te griffer pour te laisser des marques de la frustration physique que tu arrives à créer. Te faire mal pour me faire du bien.
Je te déteste.
Je te déteste.
Tu penses avoir le dessus, mais tu te rends compte que tu n’as pas les épaules, petit être faible. Je t’ai découverte. Tu as un côté venimeux au plus profond de toi. Tel un serpent, tu danses au rythme de la flute. Et jalouse en plus !
Ton jeu d’acteur est une façade ; un ange en apparence, mais il y a des démons qui se battent dans tes trippes. Ils sont en train de retourner toute la matière organique qui te constitue.
C’est contagieux. Tu es une maladie.
J’hésite entre te laisser mourir ou t’achever.

Après tout, pourquoi te considérer, où sont les états d’âmes ? Tu n’es finalement qu’un assemblage d’oxygène, carbone, d’autres éléments qui finissent en « um » et d’eau. D’ailleurs, tu as tellement d’eau en toi, que tu vas te noyer. Fais attention à toi.
Plouf. Ta partie cachée va te renverser, te tirer vers le bas.
Je te regarde boire la tasse, mais je trinque avec toi.
Trop gentille, trop sensible ? Non, j’ai soif.
Pourrai-je me noyer avec toi ? J’hésite encore.
Un côté de moi se noie, l’autre garde la tête hors de l’eau.
Un jour je suis sur la vague.
L’autre jour, je suis sous l’eau.

Heureusement pour toi, je crois que toute cette matière organique qui te constitue se retrouve aussi dans les étoiles.
Je ne suis donc pas sûre de pouvoir me débarrasser de toi comme çà.
Il va falloir que j’accepte le fait que même si j’arrive à te détruire, tu resteras une étoile.

iceberg

 

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